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  • Fièvre de l'enfant

    Vigi'Therm détecteur de températureLa fièvre chez le nourrisson et le jeune enfant est un souci majeur pour les parents si l’on se réfère au nombre de visites dans les services d’urgence pédiatrique en Europe, de très nombreux enfants hospitalisés dans les services pédiatriques présentant de la fièvre comme symptôme associé.


    Les parents redoutent les processus fébriles, ne sachant comment se comporter dans de telles situations. Les parents savent qu’une température centrale supérieure à 41 °C est une situation d’urgence dangereuse pour leur enfant et ressentent le besoin de vérifier la température régulièrement, de jour comme de nuit, lorsque leur enfant se sent malade.


    Fréquemment, les parents ont tendance à recourir aux médicaments antipyrétiques (typiquement le paracétamol) comme une mesure préventive avant de mettre leur enfant au lit, de crainte que la température ne s’élève durant la nuit.

     

     
    La fièvre chez l’enfant et les coûts pour les systèmes européens de santé


    La fièvre est la première cause d’admission dans les services d’urgence pédiatrique en Europe. Entre 20 et 25 % des consultations pédiatriques concernent principalement la fièvre, 10 à 15 % d’autres consultations ayant la fièvre comme symptôme associé (Graneto, 2010). Les admissions aux urgences pédiatriques représentent approximativement de 7 à 19 % des coûts de santé pour les moins de 18 ans, correspondant à 228,7 millions de dollars en 1994 aux USA (Mellon, 2004). Ainsi, un coût supérieur à 50 millions de dollars aux USA en 1994 est induit par la fièvre comme motif principal d’admission aux urgences pédiatriques. Les études internationales menées aux USA et en Europe montrent des taux similaires de fièvre dans les services de soins d’urgence, avec un coût estimatif supérieur à 240 millions d’euros en Europe en 2010 pour les urgences pédiatriques ayant la fièvre comme motif principal d’admission (Kaiser, 2010).


    Les parents redoutent la fièvre chez leurs enfants en ce qu’elle est habituellement le seul indicateur de maladie chez l’enfant. La fièvre chez l’enfant a une incidence notable, avec une moyenne de 5,2 épisode fébriles durant la première année, le plus fréquemment en raison d’une affection infectieuse (Mussi-Pinhata 1989). La fièvre est traditionnellement définie comme une augmentation de la température centrale supérieure à 38.0ºC (100.4 ºF). Une élévation de la température centrale supérieure à 41° C est une urgence vitale chez le nourrisson. Une température centrale supérieure à 41°C peut occasionner des conséquences sévères chez le nourrisson et le jeune enfant, et parfois la mort. Une réponse précoce à une élévation rapide de la température est capitale afin d’éviter les conséquences sévères, tells qu’un collapsus cardiovasculaire, des problèmes neurologiques (convulsions et même coma), ou rhabdomyolyse. Dans 80-85 % des épisodes de température supérieure à 41°C chez l’enfant, il en résulte des dommages cérébraux irréversibles (Beaufils 1976). Pour toutes ces raisons, les parents ressentent le besoin de vérifier la température de leur enfant régulièrement, de jour comme de nuit, lorsque l’enfant est malade. Les parents contribuent ainsi de manière incessante à accroître leurs peurs et à altérer leur confiance en eux.


    Les visites pédiatriques dans les services d’urgence sont ainsi principalement liées à la peur de parents face aux processus fébriles chez leur enfant et à leur sentiment d’insécurité quant à la façon de les gérer (Walsh 2007). Un dispositif fiable et précis de surveillance de la température centrale utilisable aisément au domicile peut accroître la confiance des parents vis-à-vis des comportements à adopter en cas d’épisode fébrile, mais également d’éviter les consultations inappropriées dans les services d’urgences pédiatriques, avec des économies substantielles pour les systèmes nationaux de protection sociale. 


    Fièvre chez l’enfant, peur chez les parents et médication excessive des enfants


    Les controverses entourant la prise en charge de la fièvre est une importante cause d’angoisse pour les parents, entraînant souvent des réactions d’usage excessif des médicaments antipyrétiques.
    Les parents craignant que la température de leur enfant s’accroisse durant la nuit tendent à utiliser la prise de médicaments antipyrétiques  (typiquement le paracétamol ou l’acétaminophène ou ibuprofène) de manière systématique avant de mettre l’enfant au lit. Cependant, le paracétamol a une toxicité élevée et une utilisation excessive de ce médicament est dangereuse pour les enfants (AAP 2001, Sheen 2002).


    Le surdosage en paracétamol a été rapporté comme la toute première cause d’insuffisance hépatique aiguë aux Etats-Unis, la plupart des surdosages étant d’origine non intentionnelle (Larson 2005). Un autre travail a analysé la cause d’un état d’insuffisance hépatique  auprès de 348 enfants dans une étude multicentrique internationale et il a été a nouveau constaté que l’intoxication aiguë à l’acétaminophène / paracétamol était la première origine identifiée (Squires 2006).


    Les parents associent aisément différents médicaments pour traiter par exemple un syndrome grippal, utilisant un produit pour traiter la fièvre de l’enfant et un autre pour traiter une rhinorrhée, sans réaliser que les deux produits contiennent du paracétamol et qu’il peut en résulter un surdosage lorsqu’ils sont utilisés concomitamment.  Heubi et al décrit ainsi dans une étude 47 enfants chez lesquels furent données par erreur des doses toxiques de paracétamol, parmi lesquels 24 (55 %) ont décédé (Heubi 1998).


    La consommation de paracétamol a augmenté de manière continue depuis que les autorités de santé ont émis des mises en garde à l’encontre de l’utilisation de l’aspirine chez l’enfant. En 2000, l’Institut IMS estimait la consommation mondiale en paracétamol à 3 500 millions de comprimés à 500 mg chaque année, y compris les formes prescrites, les formes combinées et les achats sans ordonnance (Sheen 2002).


    Le coût des empoisonnements au paracétamol et les traitements qui en découlent pour le système de santé des Etats-Unis était estimé à 8,4 milliards de dollars en 1985 (Woolf 1997) et si l’on prend en compte la croissance de la consommation, ce coût a doublé depuis. En utilisant une système fiable de surveillance de la température corporelle au domicile, la consommation des médicaments antipyrétiques chez l’enfant devrait diminuer considérablement, avec des bénéfices conséquents pour la santé des enfants et pour les systèmes de protection sociale.

    Par ailleurs, la communauté scientifique a décrit l’effet bénéfique de la fière dans la lutte contre les infections virales et bactériennes et son rôle important dans les processus de cicatrisation (Kluger 1998, Mc Carron 1986). L’utilisation d’un système précis de mesure de la température centrale par les parents au domicile peut leur permettre d’assurer une gestion fiable des épisodes fébriles chez leur enfant, avec notamment la possibilité de ne pas se précipiter pour donner un médicament antipyrétique lorsque la fourchette de température est stable autour de 38°C, permettant ainsi la fièvre de contribuer à combattre la maladie, tout en assurant que la fièvre reste à des niveaux non critiques. 


    Finalement, la surveillance continue de la température centrale rend possible le calcul automatique des taux d’élévation. Un tel paramètre est difficile à déterminer lorsque la température n’est pas l’objet d’une surveillance continue, mais il est pourtant capital pour assurer une réponse précoce. Ainsi, près de 3 % des enfants entre l’âge de 6 mois et de 6 ans risquent de présenter des convulsions fébriles (Broom 2007) et la cause des convulsions semble être occasionnée par une rapide élévation de la température venant à dépasser 38,8 °C plus que par une élévation prolongée (Berg 1997). Un système capable de détecter automatiquement le taux d’élévation de la température peut déclencher une alerte en fonction de l’amplitude correspondante et contribuer ainsi à déclencher une alerte très précoce.


    La fièvre chez l’enfant et les systèmes de surveillance de la Température disponibles


    La température centrale (appelée également température corporelle centrale) est la température fonctionnelle de l’organisme, usuellement maintenue stable à travers une fourchette étroite. Les méthodes de mesure les plus fréquemment utilisées détectent la température de la surface cutanée au lieu de la température centrale. Les valeurs de la température de la surface cutanée sont déterminées par une prise de mesure sous l’aisselle ou au niveau du front.


    Les valeurs de la surface cutanée ne sont que rarement corrélées à celles de la température central, particulièrement lors des épisodes critiques lorsque la température centrale s’accroît ou décroît, c'est-à-dire lorsque le fait de disposer d’une température exacte est justement le plus crucial. Les valeurs de la température de la surface cutanée sont fréquemment altérées par la température ambiante et par les vêtements.


    La température mesurée à la bouche (température orale) ne permet pas non plus de d’obtenir une valeur précise de la température centrale car elle est influencée par la respiration. La température tympanique est de plus en plus utilisée dans les hôpitaux car elle est considérée comme une méthode de mesure non invasive fournissant une température plus proche de la température centrale. Toutefois, la température tympanique conduit à de nombreuses erreurs dues à un mauvais positionnement et à des obstacles (cérumen) et il est démontré qu’elle offre une sensibilité faible avec un taux élevé de d’erreur par omission en cas de fièvre chez l’enfant (Craig 2002). 


    La température rectale est la mesure de référence traditionnelle de la température centrale (Berg 1997). D’autres méthodes disponibles assurant une mesure précise de la température centrale nécessitent l’insertion chirurgicale d’une sonde, le plus souvent dans la partie distale de l’œsophage ou l’artère pulmonaire. Par conséquent, l’obtention de la température centrale chez l’enfant nécessite l’utilisation de protocoles de mesure qui peuvent entraîner un inconfort important pour l’enfant fébrile. Pour cette raison, la plupart du temps, la précision de la mesure est sacrifiée au profit du confort de l’enfant.

    Les parents utilisent à la maison des thermomètres non invasifs pour mesurer la température corporelle. Une large variété de thermomètres sont disponibles sur le marché. Ces thermomètres ne sont pas capables d’assurer une surveillance continue de la température corporelle alors qu’un dispositif miniaturisé et portable serait nécessaire. Des dispositifs destinés à assurer le monitoring continu et automatique de multiples paramètres physiologiques ont été conçus pour les marchés des hôpitaux ou d’utilisateurs en situation de risque vital tels que les militaires, les athlètes et les services d’urgence. Ces systèmes mesurent a température de la surface cutanée, de la fréquence cardiaque, de l’ECG, de la fréquence respiratoire... mais ils sont dans leur grande majorité trop complexes, insuffisamment ergonomiques et trop onéreux pour être utilisés par des parents de manière simple et confortable.

     

    Conclusion


    La surveillance de la température corporelle revêt une importance particulière chez les personnes fragiles. Chez l’enfant et le nourrisson, la fièvre représente la première cause d’admission dans les services d’urgence pédiatrique. Si la plupart du temps, la fièvre est un symptôme bien toléré qui participe à la réaction naturelle et aux défenses de l’organisme face aux infections infectieuses, les conséquences peuvent se révéler dramatiques en cas d’hyperthermie maligne.  Chez le nourrisson, des conséquences neurologiques (convulsions, coma...) peuvent conduire à des dommages cérébraux irréversibles. Le crainte de la fièvre et de ses conséquences conduit très souvent les parents à abuser des médicaments antipyrétiques (paracétamol, acétaminophène, aspirine...), avec d’autres types de conséquences. La principale est un surdosage, avec un risque important d’hépatite. Différents travaux épidémiologiques réalisés aux USA indiquent en effet que la prise excessive de paracétamol ou d’acétaminophène est la première cause d’insuffisance hépatique aiguë, la plupart des surdosages étant d’origine non intentionnelle (Larson 2005, Squires 2006). Il est par conséquent important de pouvoir disposer d’un dispositif de mesure permanent et fiable de la température corporelle qui, tel le futur Vigi’Therm, peut émettre automatiquement une alerte en cas d’élévation au-delà d’une limite fixée à partir d’une préconisation médicale.

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